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Comment apprendre à avoir de l’ambition quand l’école ne nous l’apprend pas ?

Il y a peu de temps je vous parlais d’ambition, du tabou autour de ce mot et de l’importance d’en avoir surtout dans les périodes difficiles. Aujourd’hui j’ai décidé de m’attaquer à la racine du problème et de comprendre pourquoi nous avons tant de mal à être ambitieux.

Très vite, ma réflexion m’a orientée vers une piste : l’école. Car c’est bien en classe qu’une grande partie de nos automatismes se forment dès le plus jeune âge. La semaine dernière, notre président nous rappelait l’importance de l’école. Le temps que nous y passons en enfance et à l’adolescence nous structure, nous fait grandir et conditionne par la suite notre manière de travailler et de vivre en société.

Si l’école présente des atouts indiscutables pour l’épanouissement et le développement des élèves (nous le constatons d’autant plus en ces périodes difficiles), j’ai voulu ici questionner l’impact de l’école sur notre ambition.

Dans cet article, je décortique avec vous, en quoi les automatismes que l’on acquiert à l’école ne sont pas toujours un terreau favorable aux grandes aspirations.

 

Le syndrome du bon élève

Avant de nous transmettre des savoirs, l’école nous enseigne une chose : l’obéissance. Et si bien sûr, la discipline est plus que nécessaire dans une classe avoisinant les trente élèves, la docilité nous poursuit parfois au-delà des murs de l’école. Elle peut même porter préjudice à l’âge adulte, dans notre vie professionnelle en nous empêchant de rêver grand.

Le bon élève cherche continuellement à satisfaire le professeur et ses parents, à ne pas sortir du rang (au sens propre comme au figuré), à donner les réponses que l’on attend de lui. Et je peux vous dire que moi aussi j’ai été une bonne élève. Je me suis battue pour avoir des bonnes notes et j’ai recherché le regard approbateur de mes proches et professeurs à tel point que cela a créé une dépendance vis à vis des autres.

Cette quête de reconnaissance extérieure, qui était motrice durant l’enfance, est devenue pesante à l’âge adulte. 

Pendant longtemps, je n’ai pas essayé de me dépasser mais j’ai surtout cherché à savoir comment me conformer au mieux à ce qu’on attendait de moi. J’ai voulu rester dans le cadre sans vraiment considérer mon potentiel et déployer ma créativité.

Or le dénominateur commun de ceux qui ont réussi quelque chose de grandiose c’est qu’ils sont sortis du cadre. Ils ont osé remettre en question des savoirs et des principes communément admis pour proposer quelque chose de plus grand, quelque chose de mieux.

En étant dépendant de la reconnaissance extérieure, on est finalement sous son emprise, soumis à elle. On ne peut être leader de sa vie, accomplir quelque chose de grand en restant accroché à l’approbation de l’autre.

Je pense que j’ai commencé à vraiment avoir de l’ambition le jour où j’ai compris que je n’avais pas besoin de la validation d’un pair ou d’un professeur pour aller plus loin et que c’était à moi de décider de mes propres objectifs.

Et cela a été une libération. C’était un peu comme atteindre la majorité une nouvelle fois. Quel bonheur de se dire que finalement, la seule limite que l’on peut se poser est celle de l’imagination et de sa force de travail !

Le piège du chemin tout tracé

Comme je vous l’ai dit plus haut, la petite Pauline était une bonne élève à l’école et pourtant cela ne l’a pas aidée à voir grand et à trouver ce qu’elle voulait faire de sa vie. Pourquoi ? Et bien, un des facteurs explicatifs serait que dans l’école française, on n’est amené à faire des choix que très tard dans le cursus.

Contrairement à la Suède par exemple, où les élèves ont la possibilité de choisir en plus des cours fondamentaux les cours qui les intéressent, les élèves français ont très peu de pouvoir (voire pas du tout) sur ce qu’ils étudient.

Jusqu’au lycée, ils n’ont guère de mainmise sur leur cours. Si bien que lorsqu’ils ont enfin l’occasion de choisir, ils ne savent plus le faire.

Car faire des choix n’est pas anodin, cela demande un certain entraînement. Devant cette soudaine émancipation, certains ont le vertige et se réfugient dans les chemins balisés, ceux qui présentent le moins de risques possibles. 

Selon les milieux sociaux et familiaux, le choix par défaut est différent. Pour certains, le choix par défaut va être une école de commerce, pour d’autres la fac de médecine, pour d’autres une voie professionnelle ou une école d’ingénieur.

Pour moi cela a été de faire une école prestigieuse : Normale Sup. Quand on est bons dans les matières littéraires, c’est un peu LA chose à faire … même si au fond, j’ai assez vite réalisé qu’à titre personnel, la quête du prestige ne me faisait pas du tout vibrer.

Je me suis alors lancée dans une quête passionnante. Non pas celle d’un poste convoité, mais d’une activité qui me donnerait envie de me lever le matin. Cette étincelle je l’ai trouvée dans l’entrepreneuriat.

J’ai alors véritablement compris que l’ambition est personnelle. C’est la réalisation de soi. 

Et pour avoir de l’ambition, il est impératif de faire nos propres choix, de sélectionner avec soin l’objet de notre quête. C’est ce qui nous permettra de rester motivés quand les temps sont difficiles.

Et même si, faire des choix à l’encontre de ce que notre entourage attend de nous peut parfois sembler difficile, il est encore plus inconfortable d’emprunter une voie qui ne nous inspire pas pendant des années, voire une vie.

 

La peur de l’échec

Un autre problème c’est que très souvent à l’école, on développe davantage une peur d’échouer qu’une envie de réussir.

En fonction des professeurs, l’échec est plus ou moins stigmatisé. Il est le plus souvent sanctionné par une mauvaise note. Il faut avoir bon du premier coup et acquérir certaines connaissances à la date t . Lorsqu’on se préoccupe constamment de ne pas échouer, comment trouver de la place et de l’énergie pour l’ambition ?

Je trouve que l’on félicite très peu les élèves d’avoir tenté quelque chose de nouveau et qu’on punit ceux qui ont osé sortir s’aventurer en dehors du chemin tracé. Cependant, heureusement les choses sont en train de changer. En 2017, les jurys de l’ENA, devant la déconcertante ressemblance entre les copies, ont assumé avoir privilégié les aspirants énarques ayant proposé une réflexion originale et personnelle du sujet même si leur copies pouvaient être moins académiques.

Essayer, se tromper, apprendre de ses erreurs c’est justement ce qui permet de réaliser quelque chose de grand, de proposer quelque chose de nouveau.

Combiné au perfectionnisme, à l’obsession du 20/20 et à l’approbation des autres, la peur de l’échec est paralysante et décourage toute ambition. Lorsqu’une idée sublime se présente alors à nous, elle tombe nez à nez avec tous les potentiels échecs qu’elle pourrait engendrer. Effrayés, nous ne nous accordons même pas l’imagination de voir notre idée réussir, mais nous lui fermons la porte directement, pour éviter tout échec, toute déception. Quitte à rester dans la médiocrité.

Si vous m’avez suivie jusque-là, ne croyez pas que je regrette d’avoir fait de longues études. Au contraire, celles-ci m’ont appris à travailler et à me structurer. J’ai également fait de belles rencontres et ai été marquée par des professeurs ayant le cœur sur la main et une authentique envie de transmission.

Néanmoins, j’ai envie de dire à nos parents, à nos profs, à nos gouvernants qu’au-delà des compétences théoriques de maths, de physique, de français qu’on enseigne à l’école, pourquoi ne pas apprendre à nos enfants à être ambitieux et à voir plus grand ?

Et puisqu’il n’est jamais trop tard pour apprendre à avoir de l’ambition, j’ai fondé Growth, la première école de la carrière. J’y partage mes meilleures techniques pour bien vendre, avoir une communication puissante, élaborer un business plan et bien plus. J’ai puisé dans mon expérience et ma méthode pour vous livrer des outils pratiques afin de vous aider à vous développer professionnellement et à assumer votre ambition ! 

L’expérience scolaire est quelque chose de très personnel. Dans un même cadre, deux élèves peuvent avoir un vécu totalement différent. Je crois donc qu’il est important de réfléchir individuellement à l’influence que ces précieuses années passées sur les bancs de l’école ont sur notre fonctionnement aujourd’hui, à l’âge adulte. 

Je vous ai livré mes réflexions sur l’école et l’ambition, mais je suis bien curieuse de découvrir les vôtres en commentaire. L’école a-t-elle nourri votre ambition ou l’a-t-elle réprimée ?

A bientôt !

Pauline

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